Où manger à New York – Part 4

Il y a quelques mois, mon restaurant préféré à New York a fermé ses portes. J’étais sous le choc : à chaque fois que j’y allais, l’endroit était toujours plein. Malheureusement, dans cette ville, la course à la nouveauté et la surenchère permanente font qu’il est bien difficile pour un restaurant ou une boutique de  rester à flot sur le long-terme, même s’ils connaissent un succès tout à fait honorable. Pas le temps d’être nostalgique dans cette ville toujours en changement, mais mieux vaut donc partager ses bonnes adresses pour tenter de garder ses endroits préférés. Une raison de plus pour continuer ma série “Où manger à New York”.

(Crédit photo : Yelp)

Je pourrais y aller rien que pour la déco. Au Fat Radish, on se croit dans une cabane de vacance, avec ses murs en pierres apparentes blanches et sa luminosité. Je suis aussi complètement tombée sous le charme des oeuvres de Yiorgos Kordakis, qui sont accrochées aux murs et que je rêve de pouvoir m’offrir.
Bien sûr, j’adore aussi la nourriture. Je n’y suis allée que pour le brunch, mais tout est toujours excellent.  Les portions ne sont pas super généreuses, mais c’est l’excuse parfaite pour commander un de leurs “snacks” (banana bread tout chaud ou donuts au caramel salé, par exemple).
(Crédit: Yiorgos Kordakis)
Moi qui ne suis pas particulièrement fan de la cuisine indienne, j’ai complètement changé d’avis après avoir dîné chez Tamarind. Depuis, j’y retourne régulièrement (mes amis indiens ont aussi validé l’endroit), de préférence dans celui de Tribeca, plus moderne que celui du Flatiron, qui laisse à désirer question déco et ambiance). Leurs cocktails sont aussi très bons (ce qui est plutôt rare pour un resto indien). 
C’est le nouveau resto à la mode à Chelsea. J’avais toujours admiré l’extérieur délicieusement rétro de ce vieux diner sur la dixième avenue, mais je ne m’y suis rendue que lorsqu’il a été remis au goût du jour par une nouvelle chef il y a quelques mois. Le résultat : des classiques du diner américains avec des recettes modernisées. Et puis, un resto qui sert des pancakes pour le dîner ne peut pas être foncièrement mauvais.
A deux pas d’un de mes endroits préférés (Café Gitane dans le Jane Hôtel), il y a Bakehouse, qui sert un délicieux brunch. Leurs pancakes à la ricotta sont à se damner, mais le brunch salé (oeufs à toutes les sauces, croque monsieur et madame etc.) est tout aussi bon. Bakehouse a l’avantage d’avoir la vue sur l’Hudson River et d’être assez en retrait du Meatpacking pour n’être jamais complètement pris d’assaut. C’est grand et sans prétention, et, bonus, on ne vous chasse pas dès que vous avez reposé votre fourchette. A tester aussi pour le dîner. 
Et pour finir pour aujourd’hui, une petite mention spéciale à Giovanna Rana (dans le Chelsea Market) qui fait les meilleures spaghetti bolognese que j’aie jamais mangées. Disponibles aussi à emporter. Miam!
D’autres adresses gourmandes à New York: part 1, 2 et 3
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Cette semaine # 3


Une destination

Miami où j’étais ce week-end, pour un projet pro, certes, mais aussi pour pouvoir sortir en tee-shirt et les jambes à l’air, répit bien mérité de cet hiver qui n’en finit pas. Ah et aussi pour faire le plein de cocktails, de nourriture mexicaine, de papotages entre copines (et un peu de boulot, donc aussi). 

Un brunch

Gaufres aux noix de pécan (dans la pâte) et limonade citron-basilic. C’était chez Peacock Garden Café, dans un quartier de Miami qui s’appelle Coconut Grove (ça ne s’invente pas), et c’était surtout délicieux.

Une série

The Americans. Aussi addictive qu’Homeland. Keri Russell (Felicity !!!!!) et Matthew Rhys (Brothers & Sisters) jouent le rôle de deux espions du KGB implantés aux US dans les années 80. Si ce n’est pour le suspense intense, pour l’émotion à fleur de peau de deux personnes coincées dans un faux mariage mais qui ont du mal à ne pas le prendre pour une réalité, à regarder au moins pour la magnifique chevelure à la Kate Middleton de Keri Russell (si si, on peut être espion et avoir des cheveux dignes d’une pub L’Oréal parce que je le vaux bien). 



Des mannequins

Je ne sais pas ce que j’aime le plus : ces superbes chapeaux Acne ou la bouille de ces mannequins qui ont bien plus de gueule que la dernière It-girl.

Un imprimé

Celui de ce pull J.Crew. Un de mes multiples craquages chez la marque récemment. C’est bien simple, tout me plaît dans leur collection printemps-été.

Un look

Tout en blanc comme je les aime, d’une de mes créatrices préférées : Rebecca Taylor, originaire de Nouvelle-Zélande et basée à New York, the best of both worlds comme on dit chez moi. Ma garde-robe est remplie de ses robes féminines aux imprimés punchy mais j’adore aussi le look masculin-féminin ci-dessus.

Une chanson

Enfin, difficile de n’en choisir qu’une, tellement je suis accro à la BO de la série Nashville qui met en scène deux stars de la country music (jouées par Connie Britton et Hayden Panetierre). La musique est originale, et tous les acteurs de la série chantent leurs propres chansons. Mes préférées sont souvent celle de Clare Bowen et Sam Palladio, qui jouent un duo sur le point d’être découvert. 

Où manger à New York part 2

De nouvelles petites découvertes depuis mon dernier post :

Two Little Red Hens (Upper East Side)
Une jolie petite boulangerie typiquement américaine où les cupcakes ont du goût (et pas seulement celui du sucre) et les gâteaux sont délicieusement décorés. Leur best-seller s’appelle Brooklyn Blackout : du chocolat sur chocolat avec une couche supplémentaire de chocolat. Tout est dit.
Probablement le meilleur cupcake que j’aie mangé à New York. 
The Breslin (Flower District)
J’y ramperais avec plaisir rien que pour les frites qui accompagnent leur burger d’agneau. Géré par la même équipe que The Spotted Pig (restaurant très à la mode dans le West Village où la liste d’attente atteint souvent 2 heures) et plus accessible. The Breslin se situe dans The Ace Hotel, dont j’adore la déco moderne et funky. Le lounge est parfait pour un petit cocktail avant ou après le repas.
Public (Nolita)
Ca faisait longtemps que je voulais essayer ce restaurant, que j’avais considéré comme lieu de mariage. On était dans le quartier un dimanche en fin d’après-midi il y a quelques semaines, et on avait envie d’un petit morceau rapide chez un petit italien (c’est le quartier des restaurants italiens). Au lieu de ça, on s’est retrouvés chez Public à goûter leur dîner du dimanche : une dégustation de cinq plats qui varie chaque semaine. Il y a pas mal d’influences australiennes, surtout dans le choix des vins et des bières (et des serveurs et des clients d’ailleurs, on était entourés par des aussies !) et c’est probablement un des meilleurs repas que j’aie mangé depuis que je vis à New York. 
Bareburger (plusieurs enseignes)
Une chaîne de burgers bios (j’aime aussi beaucoup leur burger végétarien). Pour la petite anecdote, c’est le premier endroit où j’aie dîner à New York (enfin depuis que j’y vis, je suis venue à NY deux fois auparavant). On arrivait de cinq heures de vols depuis l’Islande, un samedi soir à 21 heures dans une canicule impossible (alors que j’avais passé la semaine en Islande couverte de multiples couches) en plein milieu de la partie la plus bruyante du West Village, dans un appart au 5ème étage sans ascenseur, avec une clim défectueuse et des gens qui font la fête dehors jusqu’à 5 heures du mat.
Si on avait pas eu la bonne idée d’aller se déguster un délicieux burger avant d’aller se coucher, je crois qu’on aurait repris l’avion le lendemain. Depuis, Bareburger a ouvert dans notre quartier et ils livrent !
J’aime aussi le fait que l’on peut commander son burger sur une salade (et donc sans pain), un brin plus sain !
Bubby’s (Tribeca et Brooklyn)
Les pros du pancake. Point. Pancakes aux bananes sautées et aux noix ? Oui madame. Pancakes aux fruits rouges ? Merci bien. Après, si vous avez à finir votre assiette, vous risquez de vous rouler par terre. Mais il y a des malheurs plus grands, non ? Le petit plus : les deux branches sont très bien situées, l’une dans une jolie rue de Tribeca, l’autre au pied du pont de Brooklyn.

Et maintenant, une étude de marché sur les cookies new yorkais. Les cookies, c’est comme les cupcakes : tout le monde en fait mais certains le font beaucoup mieux que les autres. Voici donc, selon moi, les meilleurs cookies de New York.
Momofuku Milk Bar
La palme du cookie bizarre et délicieux ? Un peu de pretzel, de chips et de chocolat dans votre cookie ?
Non ? Prenez une bouchée et on en reparle. Et on retourne en prendre un deuxième en se demandant comment quelque chose de si dégoûtant peut être si bon. Mon autre préféré est le corn-flakes/chamallows.
Il y a plusieurs branches, mais perso, je vais à celui de Mid-town. A deux pas de Tiffany’s et de Bergdof, sur la mythique et élégante 5th Avenue… une blondinette s’empiffre de cookies en ignorant les regards des madames en fourrure.

Jacques Torres
Alors, là, c’est le contraire total, du cookie purement classique : double chocolat ou pétites de chocolat. 

Mais du classique parfaitement exécuté. Le fait qu’ils aient un stand au sein de mon bien-aimé Chelsea Market ne gâche rien (à part ma ligne).

Où manger à New York

Juste au cas où vous n’auriez jamais remarqué, j’aime bien manger. Et j”aime surtout manger quand ce n’est pas moi qui cuisine. Et à Melbourne, j’ai été servie. La ville est connue partout en Australie pour ses restaurants et ses boutiques. 
On trouve de tout à Melbourne, des italiens comme chez la mama, tous les pays asiatiques sont amplement représentés (et les melbourniens sont fous de sushi, tout comme moi), des bons restaus français (tenus par des français. Je fais toujours hyper attention à ça. Un jour je suis allée dans un restau allemand tenu par des chinois, inutile de dire que ça n’augurait rien de bon). Avec mes collègues, le lundi matin, les questions sur le weekend tournaient toujours autour de “t’as mangé ou ?” et “t’as shoppé quoi ?”. Des filles selon mon coeur en somme. 
Bref, fast forward to New York. Ici, c’est presque une question de principe, les gens ne cuisinent pas. Beaucoup ont des cuisines minuscules (ce qui n’est pas mon cas, je l’avoue), mais surtout le mantra à New York, c’est “pourquoi le faire moi-même quand je peux payer quelqu’un pour le faire ?”. 
Et ça marche pour tout. Bref, j’avoue que même si je mange souvent chez moi en semaine, j’ai passé les trois derniers mois à faire le tour des restaus, cafés et boulangeries de la ville. 
Résultat : beaucoup de déceptions (on devient vite snob de la bouffe après avoir été gâtée par les trésors melbourniens), et quelques pépites. J’imagine que cette liste va s’étoffer au fil du temps, donc on pourra toujours faire un point dans quelques mois… 
Alors dans le désordre, toute catégorie confondue : 
Café Gitane dans le Jane Hotel (West Village tout près du Meatpacking, mais aussi dans Nolita)
Rien que pour le carrelage à damiers, je suis fan du décor. Mais quand, en consultant le menu, je me rends compte qu’il y a des “petits plats” (c’est-à-dire le contraire des assiettes méga grandes que l’on vous apporte partout dans New York), des salades légères, et surtout un “avocado toast” à tomber par terre (l’avocado toast avec oeufs pochés était mon petit déj préféré en Australie, et je n’arrivais pas à en trouver à NY jusqu’à ce que je rentre au Café Gitane). Et la cerise sur le gâteau : pas besoin de faire la queue, le Jane Hotel est assez excentré pour que tout le monde ne s’y aventure pas. 
Le Pain Quotidien (un peu partout)
On me souffle dans l’oreillette que cette chaîne existe aussi à Paris. Bon ça ne change pas le fait que je suis fan.
Momofuku Noodle Bar (East Village)
Cet endroit me rappelle mon bien-aimé Kenzan à Melbourne, la hype en plus. Si vous n’êtes pas végétarien (yum les pork buns), que comme moi, vous adorez les ramen noodles (ces bols de soupes avec nouilles, viande, oeufs, légumes, noyés dans un bouillon – à base de miso de préférence ! – typiquement japonais), et vous n’avez pas peur de faire la queue pour rentrer, même à 23h, foncez. 
Ramen noodles chez Momofuku. J’ai piqué cette photo sur Internet. La dernière fois que j’ai essayé de prendre un plat en photo (mon dessert le soir de mon anniversaire), j’ai fait tombé mon iPhone dans la boule de glace sur l’assiette. On est blonde ou on ne l’est pas.
Cookshop (Chelsea)
Un des restaus les plus connus de Chelsea, qui fait brunch, déjeuner et dîner, et qui le fait très bien. 
Morimoto (Chelsea)
Super japonais. Décor psychédélique. Un peu cher, malheureusement, sinon j’y passerais ma vie. 
Ladurée (Upper East Side)
Ben quoi ? Passer devant la boutique Chloé (entre autres) pour aller déguster les macarons sur lesquels je me rue à chaque fois que je vais à Paris : je dis oui oui oui ! Et vous savez le plus dingue ? Les macarons sont importés de France tous les matins par avion. Et pourtant ils coûtent grosso modo la même chose. Bonheur. 
City Bakery (Flatiron)
Parce que si Carrie y était, et bien moi aussi. Mais aussi parce que leur chocolat chaud est d’une décadence extrême et parce que je suis fan du concept de cantine branchée. 
Blossom (Chelsea)
Restau végétalien qui donne envie de devenir végétalien.
Eataly (Flatiron)
Pas un restau, mais un marché (permanent et couvert) italien avec des stands pâtes, sandwichs, charcuterie/fromage, glaces, desserts où l’on peut manger ou emporter. Vous ressortirez avec trois kilos en plus mais heureux. 
Bon, et je vous épargne le petit thaïlandais du coin chez qui j’ai pris un abonnement. Pas très glamour, mais un Pad Thai comme ça mérite qu’on y revienne encore et toujours. 
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