Antigua & Barbuda

  Depuis mon séjour à Tulum, je suis tombée amoureuse des Caraïbes. En même temps, ce n’est pas très difficile, la mer y est bleu turquoise, le sable y est fin et très doux, et la farniente y est quasiment obligatoire. Surtout, c’est le contraste avec la vie frénétique New Yorkaise que je recherche le plus. Depuis, c’est devenu presque une tradition. Je suis revenue récemment de quelques jours en Jamaïque qui m’ont bien ressourcée (post à venir) mais l’année dernière, c’est à Antigua que nous nous sommes rendus pour échapper un peu à l’hiver New Yorkais. Je vous laisse avec quelques photos qui me font encore rêver… 
Pour les infos pratiques : nous sommes descendus à l’hôtel Cocobay sur l’île d’Antigua. C’est un hôtel tout compris qui était rempli d’habitués, ce qui est un toujours un bon signe. Très romantique et intime, je ne peux que le recommander !

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Montauk et les Hamptons

Jusqu’à ce que je visite Montauk l’année dernière, j’avais une vision très idyllique des Hamptons. Deux années de suite, j’ai essayé d’y réserver un week-end entre juin et septembre, sans succès. Cela ne faisait que confirmer mon idée que c’était the place to be en été.
C’est que vous voyez, dans les Hamptons et à Montauk, il n’y a vraiment que deux types d’hébergement : les share house (les maisons à louer à plusieurs) et les motels hors de prix. Pour le premier, mieux vaut réunir une grosse bande de copains (et être prêt à dormir un peu n’importe comment et à les retrouver plusieurs week-ends d’affilée), pour le deuxième, si le mot “motel” a une connotation un peu négative, c’est sans doute parce qu’il la mérite. Dans les Hamptons, les motels n’ont de luxe que le prix.
Ma vision de Montauk ressemblait à ça : petit village de pêcheur d’un autre temps, dégustation de poisson frais à toute heure, balades romantiques sur la plage, bref week-end de détente et de bonne bouffe loin du brouhaha et de l’humidité suffocante de New York.
Si vous n’avez pas envie de lire jusqu’à la fin, je peux d’ores et déjà vous donner le dénouement de l’histoire: Montauk m’a tellement déplue que j’ai sérieusement pensé à reprendre le train plus tôt, après y avoir séjourné moins de 48 heures. J’ai beau adoré New York, quand je pars en week-end, c’est justement parce que j’ai envie d’y échapper.
Les restos sympas de Montauk ? Mieux vaut les réserver plusieurs semaines à l’avance ou être prêt à faire la queue pendant une heure ou plus. Et bien sûr, les prix sont aussi élevés qu’à New York.
La plage de Montauk ? Très décevante, en ce qui me concerne. Une eau glaciale, un petit bout de plage sans intérêt, bordée de dizaines de motels hideux. Il a fait plutôt froid ce week-end là (20°C environ) et  elle était bondée de vingtenaires en bikini fluo. J’ai même trouvé la fameuse plage de Ditch Plains sans grand intérêt. Il paraît qu’elle est très prisée par les surfeurs, mais il n’y avait pas assez de vagues ce jour-là.
Se déplacer dans Montauk : à pied ou en vélo, si on ne va pas trop loin (c’est assez pentu, quand on sort du centre du village). Sinon… en taxi. New York, New York, quoi.
Le village ? Je lui ai trouvé peu de charme. Quelques échoppes poussiéreuses côtoient des boutiques de créateurs… Bof, on en a vite fait le tour.
J’ai aussi testé le Surf Lodge, un des hôtels hyper branchés de Montauk. Le prix des chambres est hallucinant, mais la nourriture du resto y est assez bonne. Le cadre est sympathique, assez paisible au bord d’un lac, mais à moins d’être client de l’hôtel, on ne peut vraiment en profiter que pendant le repas.
J’en suis arrivée à la conclusion que pour s’amuser dans les Hamptons, il faut soit avoir 20 ans, être en bande, et se ficher de dormir ou être ami avec Gwyneth Paltrow, ou toute autre célébrité hamptonite et être invité aux pool parties dans sa magnifique villa. Pour un week-end en couple, je pense qu’il y a de bien meilleures destinations. 
Bon et pour finir sur une note pas complètement négative, j’ai tout de même apprécié une balade autour du phare de Montauk, et les lobster rolls du Red Hook Lobster Pound… que l’ont peut aussi savourer à New York. Bon, allez, j’arrête !

Un week-end à Londres

Devant Westminster Abbey

Deux semaines à peine après avoir quitté le soleil mexicain, je me suis retrouvée à Londres par un froid polaire. Pour moi, c’est le vrai test : si on arrive à apprécier une ville à son pire, c’est qu’on l’aime vraiment.

J’ai dû me rendre à Londres une bonne dizaine de fois en tout, mais, à chaque fois, les circonstances sont si différentes que j’ai une expérience toute nouvelle. Et puis, l’avantage d’avoir visité une ville touristique de nombreuses fois, c’est que l’on peut faire l’impasse sur les grosses attractions sans avoir l’impression de rater quelque chose.
Voici donc les points forts de mon dernier séjour Londonien :

  • Arpenter le grand magasin Liberty London en long en large et en travers. Je n’arrive pas à croire que je ne m’y suis jamais rendue auparavant, alors que j’ai bien sûr toujours admiré leurs célèbres tissus. J’en ai rapporté quelques souvenirs (leur papeterie est superbe, ainsi que leur vaisselle) et ai dû y retourner trois fois en tout. Oui, en trois jours.  
  • Une balade et un brunch à Notting Hill (passage obligatoire pour moi quand je suis à Londres, je suis une vraie touriste dans l’âme. Je n’ai pas pu non plus m’empêcher de passer chez Harrods et devant le Buckingham Palace).
  • Expérimenter la grande tradition anglaise qu’est l’Afternoon Tea. Bon, il faut dire que toute tradition en rapport avec la nourriture me parle, mais celle-ci est si gourmande (les scones avec de la clotted cream !!!) que je n’ai pas pu m’y adonner qu’une seule fois. Mes deux adresses : chez Liberty London, donc, et Cocomaya. Depuis j’ai grandement envie de tester Tea & Sympathy, le salon de thé British du West Village. 
  • Une visite de la National Portrait Gallery. Ma curiosité était attisée par le portrait de Kate Middleton qui avait fait beaucoup de bruit. De près, je l’ai trouvé tout aussi sombre et peu flatteur, mais la galerie valait tout de même le déplacement. Il y a beaucoup d’oeuvres intéressantes et cela m’a fait un bon rappel d’histoire de l’Angleterre. 
  • Dîner obligatoire dans un Fish&Chips près de Covent Garden. Obligatoire quand on a un mari australien qui a été élevé au Fish&Chips. 
La Saint-Valentin sur Covent Garden
  • J’ai aussi beaucoup aimé Borough Market, un grand marché culinaire mi-couvert qui n’a rien à envier au Chelsea Market. 
  • Je n’ai pas pu m’empêcher de faire un tour par Somerset House (j’étais à Londres pendant la Fashion Week) pour admirer le fashion circus de près. Toute curieuse que je suis, je me suis aventurée à l’intérieur jusqu’à ce qu’un garde m’interpelle. J’étais en train d’essayer de rentrer dans un endroit VIP (sans m’en rendre compte), et je n’avais pas de badge. En même temps, il aurait pu deviner à mon look : je n’avais emporté qu’une petite valise avec moi et mes jeans et mes boots défoncées m’ont servis d’uniforme pendant dix jours. 
  • Côté shopping, à part Liberty London, j’ai adoré les rues du quartier du Seven Dials, ai visité le Dover Street Market, et suis bien sûr passée chez COS, la marque qui me manque le plus depuis que je vis hors d’Europe. D’ailleurs, une boutique est prévue dans New York (sur Spring Street) mais la date d’ouverture n’a pas encore été confirmée.
Et, comme à chaque fois que je vais à Londres, j’ai hâte d’y retourner !
chez Liberty London

Dallas, Texas

Je ne peux pas m’empêcher de dire (et, clairement, d’écrire) “Texas” après “Dallas”. Les américains précisent souvent l’état après la ville (car il existe plusieurs villes du même nom dans différents états, mais aussi pour donner une idée de la situation dans ce vaste pays !), à part pour les villes les plus connues, bien sûr. On ne dit pas New York, New York. De la même manière, j’ai arrêté d’appeler “Washington” par son nom. On dit “DC” (District of Columbia) pour différencier avec l’état du Washington qui se trouve à l’autre bout du pays, sur la côte ouest.

Mais, bref, parlons de Dallas aujourd’hui. J’avoue que j’y suis arrivée avec une seule chose : un terrible a priori sur la ville et son univers impitoyable. C’est pourquoi ce que j’y ai trouvé sur place m’a surprise.

D’abord, en arrivant, j’ai compris que je n’avais pas encore visité une “vraie” ville américaine jusqu’ici : un centre-ville absolument désert un samedi après-midi, entouré d’une route à douze (!) voies, une ville où il est complètement impossible de se déplacer à pied, ou en transports publics, où passer d’un quartier à l’autre donne l’impression de passer d’une ville à l’autre, tellement ils sont distants et séparés par ces fameuses multi-voies. 
Dallas est une ville immense, donc et très étendue. Mais c’est aussi une ville riche, très riche, où les Lamborghini, Porsche et autres Maserati sont légion, où les musées et galeries rivalisant d’architecture moderne poussent comme des champignons et où les mansions occupent tout un pâté de maisons. Quand on vit à New York, le mot “opulence” prend une toute nouvelle dimension mais il faut croire que ce n’est que la pointe de l’Iceberg dans ce pays où tous les excès sont permis. 
A voir, à faire à Dallas: 
Le Klyde Warren Park (photo ci-dessus) : ce joli petit parc en plein centre-ville est le lieu idéal pour écouter de la musique (il y a souvent des évènements et autres activités), profiter de la librairie en plein air et casser la croute grâce aux nombreux food trucks qui le longent. Il y a aussi un terrain de jeux pour enfants si bien fait que je n’ai pas pu résister au tourniquet. 
Le Nasher Sculpture Center : Ce petit oasis parsemé de sculptures vaut le détour.
Le Perot Museum of Nature and Science : Musée tout neuf que je n’ai pas eu le temps de visiter, mais son architecture vaut le coup d’oeil.

Le Sixth Floor Museum : J’y suis restée des heures. C’est de cet immeuble, ancien dépôt de livres, que John F. Kennedy a été assassiné. Il retrace toute l’histoire de la présidence Kennedy et vous invite même à vous faire votre propre opinion sur l’assassinat. Complot, acte isolé d’un dérangé, acte de terrorisme, toutes les théories y sont présentées, il n’y plus qu’à relancer à l’enquête.

Où manger : 
Tout le long de McKinney Avenue et notamment chez Victor Tangos.
Où voir et être vu, et accessoirement boire un cocktail :
A l’hôtel Zaza.

Où aller voir un rodéo et rêver devant des bottes de cowboy encrustées de pierres précieuses :
à Fort Worth, à 40 minutes de Dallas environ.

Où aller choisir sa prochaine villa :
Dans Highland Park, le quartier de George Bush. Tapez “Highland Park Dallas” dans Google Images juste pour rire.

Ce sera tout pour aujourd’hui y’all!

D’autres villes des US:

Reset

Coucher du soleil sur la Statue de la Liberté, vu de Brooklyn, Janvier 2014

L’année 2013 a été incroyablement chargée en déplacements en tous genres. En tout, j’ai passé près de trois mois (sur toute l’année) à vagabonder entre trois continents, à faire et défaire ma valise et à essayer à chaque retour de reprendre contrôle du temps sans succès. Impossible de prévoir d’un mois sur l’autre, de me tenir à une activité sportive ou à une routine quelconque, et même si j’emmène presque tout le temps mon travail avec moi, il faut bien avouer que ce n’est pas lorsque je suis jet-laguée que je suis la plus productive.
Et donc, bien que cela ait donné lieu à de superbes voyages et à des souvenirs inoubliables, ma première résolution pour 2014 a été de ralentir la cadence, de passer moins de temps dans les aéroports et de revoir mes priorités. On verra combien de temps cela dure (plusieurs projets se profilent déjà pour le printemps et l’été) mais à la même époque l’année dernière, je m’étais déjà rendue dans trois pays différents, donc il y a du progrès 🙂
Et puis, cela me permettra de mettre ce blog un peu à jour et de justement parler de ces voyages. Parce que depuis le Mexique en janvier dernier, il y a eu : Londres et Paris, Miami, Dallas, Montauk, Paris à nouveau suivi de trois autres régions de France, Chicago, Charleston, Hilton Head et Savannah, Austin, Antigua (dans les Caraïbes) et enfin, Melbourne.
Plein de posts en préparation, donc. A très vite !

Happy New Year!

Je reviens juste de Melbourne où j’ai passé les fêtes de fin d’année, année qui s’annonce donc pour le moment sous le signe du jetlag*. J’ai passé ma première semaine à Melbourne à dormir, à manger et à jouer aux voitures avec mes neveux, et la deuxième à manger, passer du temps avec mes amis, et à comploter pour trouver une façon de vivre à la fois à Melbourne et à New York (solution: gagner au loto**, acheter une résidence dans chacune de mes villes préférées – j’ajouterais donc Paris – et bouger tous les trois/quatre mois. Degré de probabilité zéro, mais l’espoir fait vivre). 
J’adore Melbourne pour la vie facile et paisible que l’on peut y vivre, pour son climat (très changeant, mais beaucoup plus agréable que celui de New York), pour sa nourriture (tellement meilleure qu’à New York, j’ai découvert plein de nouveaux supers restos, et adoré retrouver mes préférés qui n’ont pas changé d’un pouce en presque trois ans), et, comme vous pouvez le constater, pour son street art.
Mais voilà, New York sera toujours New York, et aucune ville ne pourra jamais lui arriver à la cheville.  J’ai hâte de continuer à l’explorer en 2014 et vous souhaite à toutes et à tous une très belle année riche en aventures et en découvertes.

* De loin le plus brutal que j’aie jamais connu. L’Australie, c’est vraiment le bout du monde. Debout pendant plus de trente heures au retour (dont 20 heures de vol sans dormir entrecoupé de 5 heures d’attente à LA), et mon horloge biologique qui est toujours réglée sur Melbourne, j’espère refaire surface bientôt…

** Sans rire, nous avons bien joué au loto pendant que nous y étions, et avons gagné la somme astronomique de $21. Peut mieux faire.

Merida, Mexico

(Premières parties de notre voyage au Mexique ici et )
Même si Tulum était absolument paradisiaque, nous avions envie de parcourir un peu plus la région et avions réservé deux nuits près de Merida, ville touristique connue pour ses maisons colorées et sa cuisine dans la région du Yucatan. Pour se faire, nous avions réservé deux nuits dans un domaine en pleine campagne, à une demie-heure environ de Merida. Cette ancienne usine reconvertie en domaine de tourisme pour créer des emplois dans la région se trouve au milieu de nulle part. Après avoir traversé une demie-douzaine de petits villages plus pauvres et décatis les uns que les autres, on emprunte une route de campagne où on ne croise pas un chat pendant plus de vingt minutes. On finit par bifurquer sur un chemin de terre que le GPS ne reconnaît même pas et on a juste assez de temps de se convaincre que l’on s’est trompé de route, que l’on est complètement perdu et qu’on a aucune idée d’où on se trouve quand on arrive à ce qui reste de l’entrée de l’usine. 

Malheureusement, je n’ai pas capturé les papillons jaunes fluo, les oiseaux aux couleurs flamboyantes et l’iguane qui sortait d’un trou dans les pierres de notre piscine. J’ai aussi pris très peu de photos de Mérida où nous n’avons finalement passé que quelques heures. Après avoir découvert ce petit oasis de paix, il nous a été très difficile de le quitter. New York m’a paru bien triste et bruyante en rentrant de notre lune de miel…